04 février 2009
La presse écrite à la croisée des chemins
Les Etats généraux de la presse écrite, qui se sont tenus le mois dernier, ont donné lieu à la remise d’un Livre Vert le 8 janvier à la ministre de la Culture et de la communication.
La nécessité de faire des propositions en la matière ne saurait être remise en cause. La diminution de la diffusion a progressivement entraîné un déficit structurel de plusieurs titres importants, dont certains sont parfois menacés de disparaître. Les rédactions s’étiolent, et la crise économique dissuade les annonceurs ; les recettes publicitaires diminuent donc aussi.
C’est à la lumière de ce constat que les Etats généraux se sont articulés autour de quatre thématiques : l’avenir des métiers du journalisme, la régénérescence du processus industriel (impression, transport, distribution, financement), Internet, et la dimension sociétale et citoyenne de la presse.
L’avenir du métier passe notamment par le renforcement de la formation continue et l’attribution de bourses d’Etat sur critères sociaux. L’inscription d’un code de déontologie dans la convention collective et la mise en valeur de chartes éditoriales sont également préconisées.
La problématique sensible de la cession des droits d’auteur doit progresser dans la mesure où la cession des droits du journaliste sur tous les supports est en principe limitée, avec extension possible moyennant paiement. Mais la gauche moderne doit être attentive aux droits des journalistes quant à la visibilité de leur œuvre, de son exploitation multisupports et de la juste rémunération qui en découle. Le droit au respect de leur nom et de leur œuvre est au centre de nos préoccupations ; mais leur liberté aussi. La clause de conscience doit être préservée avec une extrême vigilance.
Nous continuons à nous interroger sur la question de la dépénalisation des diffamations et injures : bien sûr, un équilibre est nécessaire avec les droits des victimes. Mais l’évolution de la diffusion de l’information, notamment par Internet, doit nous conduire à ne pas exclure, à tout le moins, de faire évoluer le droit pénal sur ce point. Un nouvel épisode « de Filippis » serait inacceptable. (ce qui pose d’ailleurs la question du juge d’instruction, en voie d’être réglée, et de la garde à vue, dont nous souhaitons qu’elle soit profondément remaniée).
Il faut aussi soutenir le développement du portage à domicile et l’idée de la création du statut d’éditeur en ligne, qui font partie des préconisations présidentielles.
Il reste à voir ce que donnera le « nouveau contrat social » dans le secteur de l’imprimerie ; les partenaires sociaux se sont dits prêts à négocier, et une réduction drastique des coûts est un objectif prioritaire. La préservation de l’emploi et la progression des salaires devrait en être un aussi.
11 janvier 2009
Lutter contre la peine de mort dans le monde
La gauche moderne soutient le combat mené par l’Union européenne en faveur de l’abolition de la peine de mort dans le monde. Ce combat se fonde sur le principe du respect de la dignité de l'être humain, quels que soient ses actes, que consacre la Charte des droits fondamentaux signée à Nice en décembre 2000. Selon Amnesty International, 1 591 personnes ont été exécutées dans le monde en 2006, pour l’essentiel en Chine, au Pakistan, en Iran, en Irak, au Soudan et aux Etats-Unis. Il faut soutenir les stratégies de substitution à la peine de mort et le renforcement des droits des condamnés. Le Parlement européen a adopté le 31 janvier 2007 une résolution appelant à faire de l’abolition universelle de la peine capitale un objectif fondamental de l’Union européenne.
04 janvier 2009
2009 : composition du Conseil politique national
Voici la composition du Conseil politique national qui se réunira pour la première fois le 17 janvier 2009 à Paris. Nous vous souhaitons une excellente année.
Jean-Marie Bockel / Jeanine Alliez-Chiros / Daniel-Charles Badache/Paul Baquiast/Hervé Barraquaud/Albert Bègue/Christian Bonnet/Gilles Casanova/Christophe Chomant/Patrick Cocoispe/Sébastien Crozier/Chriqstian Debève/Jean-Claude Dérré/Jan-Loup Dujardin/Gay Durbec/Emmanuel Dupuy/Serge Federbusch/Daniel Feixes/Joseph Ferrara/Marielle Gallo/Jean-Marc Galland/Malika Gauthié/Francine Girond/Margot Greif-Langer/Louis-Bertrand Grondin/Thierry Guillaudeux/Merlüde Gundrez/Hélène Hautval/Marc d'Héré/Denys Jean/Djamel Keriche/Jean-Marie Kutner/Antoine Leonetti/Doris Madingou/Eris Maginiau/Didier Mahaud/Brigitte Mauroy/Daniel Marsin/François Meynent/Catherine Pauchet/Marie-Thérèse Pilet-Duchateau/Denis Rambaud/Jean-Pierre Respaut/Jean-Marcel Rostand/ Emmanuel Ruchat /Philippe San-Marco/Patrice Schoendorff/Michèle Striffer/Michel Suchod/Claude Suquet/Robert Thévenot/Simon-Pierre Trézéguet/Jean-Louis Thribert/Yves Urieta/Yves Zoberman
02 décembre 2008
Extraits du discours de J.-M. Bockel au Congrès fondateur
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Suresnes, 29 et 30 décembre 2008 | ![]() |
07 novembre 2008
Appel au Congrès
Retrouvez l'intégralité de l'Appel au Congrès adopté lors des Rencontres Nationales de Mulhouse, le 20 septembre 2008. Le congrès se tiendra à Suresnes les 29 et 30 novembre 2008.
Nous vivons l’époque de la globalisation de la production, de la consommation et de la communication. Cette mondialisation, qui s’impose à nous, fait de la terre le village global où les humains peuvent rêver de se comprendre mieux, mais elle échappe bien souvent à la volonté démocratique. Si nous devons nous protéger des menaces, corriger les dérives qu’elle provoque, comme la financiarisation extrême de l’économie, dont les excès sont sous nos yeux, nous devons savoir saisir les opportunités de développement qu’elle offre à la société, les possibilités d’épanouissement qu’elle apporte aux individus.
Nous favoriserons toutes les coopérations internationales pour réduire les inégalités, protéger les ressources naturelles et faire vivre le développement durable. Ainsi nous nous protégerons des menaces et des dérives que la mondialisation véhicule. Au plan national, nous voulons sortir la France des systèmes ankylosés, dont plus personne ne sait à quoi ni qui ils servent, mais dont tous ressentent combien ils coûtent. Pour cela, nous voulons réformer l’intervention et le fonctionnement d’un Etat, dont nous réaffirmons le rôle majeur mais qui doit se repositionner sur ses missions essentielles : Education, sécurité, justice, santé, protection sociale, savoir prendre des initiatives dans les situations d’urgences.
L’éducation, parce qu’elle est à la fois la meilleure arme qui puisse être fournie aux individus dans le monde changeant d’aujourd’hui est la meilleure garantie de com pétitivité de nos économies. Elle doit devenir plus égalitaire et plus performante, élever le niveau de tous, y compris des meilleurs, et s’affirmer comme le moyen le plus efficace de parvenir à une réelle égalité des chances. La sécurité, qui est un droit pour chaque citoyen et qui exige politique de prévention, fermeté dans la sanction, aide à la réinsertion.
La protection sociale, qui doit bénéficier à tous, sans excéder les moyens disponibles, ce qui exigera rigueur de la gestion, responsabilisation des acteurs, et proportionnalité dans les contributions. La puissance publique doit agir par l’incitation et le contrat, plus que par la réglementation et doit limiter ses dépenses de fonctionnement, pour réduire les déficits et retrouver ainsi des capacités d’action et d’investissement, notamment pour la recherche et dans le domaine social. L’Etat doit tendre vers un allègement des prélèvements, avec la volonté de simplifier la fiscalité et de la rendre plus équitable en faisant en sorte que les plus aisés participent proportionnellement davantage qu’aujourd’hui à l’effort commun. Par souci de justice sociale nous avons la volonté de simplifier la fiscalité et de la rendre plus équitable, notamment par l’instauration d’une flax-tax.
Profondément décentralisateurs, nous voulons rationaliser les niveaux administratifs en répartissant les compétences de manière bien définie et en les dotant de ressources financières propres et suffisantes à leur autonomie. Au plus près des initiatives et des besoins, nous favoriserons l’intervention des acteurs locaux et associatifs.
La libération des énergies, l’initiative et la concurrence nous donneront les moyens de la solidarité et du progrès social. Nous voulons concilier liberté et solidarité : agir pour les plus fragiles, garantir à chacun le droit à un suivi professionnel, social et sanitaire, en refusant les mécanismes globaux d’assistance qui pénalisent trop souvent l’initiative et la compétitivité. Nous refusons les privilèges, les statuts rigides mais aussi l’égalitarisme formel où les systèmes de redistribution ratent leurs objectifs faute d’être ciblés.
Pour promouvoir l’égalité réelle et donner à chacun sa chance au départ, l’éducation et la formation, le soutien aux initiatives, l’incitation à l’emploi doivent faire vivre le principe d’équité et corriger les inégalités et les dicriminations.
Nous nous engageons à promouvoir une économie réelle qui allie l’efficacité et la justice. Nous visons le plein emploi. Pour l’atteindre, au-delà d’une politique de croissance durable, nous privilégierons le soutien aux individus notamment par la formation tout au long de la vie, l’incitation à la responsabilité et à la mobilité professionnelle, la combinaison de la fluidité et de la sécurité, l’assouplissement négocié du droit du travail, la conditionnalité des aides et des prestations. Pour un développement solidaire du monde, nous nous engageons à accompagner le développement pour l’union de la Méditérranée. Une politique de coopération libérée de toutes ses pesanteurs apparait comme indispensable. La garantie des Droits de l’Homme sera érigée en exigence, une politique active de lutte contre le terrorisme et les fondamentalismes, une politique d’immigration concertée, pour un monde que nous voulons plus sûr.
La puissance publique doit privilégier le contrat à la loi, l’incitation à la contrainte. La réduction des déficits permettra de retrouver les capacités d’action et d’investissement en faveur de la recherche et de l’intelligence. Dans l’Union européenne nous mettons l’espoir qu’elle soit l’outil privilégié qui permettra de peser pour la réalisation d’une meilleure gouvernance mondiale et d’un développement équilibré Les orientations que nous venons de présenter, et qui peuvent être qualifiées de sociales libérales, ont largement été adoptés par la plupart des partis sociaux démocrates d’Europe. En les développant, nous pourrons utilement agir pour la rénovation de la gauche, mais aussi contribuer à la poursuite et à l’approfondissement d’une politique de Réforme juste. Ils figureront au cœur du projet que notre Congrès de Suresnes élaborera, les 29 et 30 novembre prochains en fondant officiellement et démocratiquement le Parti de La Gauche Moderne.
05 novembre 2008
La Gauche Moderne salue la victoire de Barack Obama
Le candidat démocrate est élu à une large majorité, avec 338 grands électeurs contre 156 pour Mc Cain.



